Ce dimanche, la P2M s’est donnée rendez-vous à 7h30, direction Frasnes pour affronter l’équipe de Pays des Collines. Ce match était l’un de plus redoutés par les Mouscronnois puisqu’ils avaient perdu à domicile au premier tour. Ce n’est donc pas sans une certaine pression que la P2 s’est déplacée au pays des collines ce dimanche. 

Peut-être peu habitués de jouer à cet horaire, le  match réserve était assez laborieux pour Mouscron qui a commis de nombreuses fautes. Enfin, avant le début du match première, l’équipe s’est relevée et dégageait un esprit positif, prête à affronter les joueurs qui lui ont infligé la seule défaite actuellement cette saison. 

Après un bon départ, les Mouscronnois ont vaincu leurs adversaires respectivement 18 et 17-25 dans les deux premiers sets. Il faut dire que les défenseurs ne laissaient pas tomber beaucoup de balles, aidés par un bloc efficace. 

Cela s’est avéré plus compliqué dans le troisième set où les joueurs se sont retrouvés menés de 10 points. Après ce petit coup de mou, ils ont réussi à resserrer le score (24-17 puis 24-21). Cela n’a malheureusement pas été suffisant mais toutefois encourageant pour réveiller la rage de vaincre des Mouscronnois. Les paroles très positives du coach ont probablement aidé au rebondissement de l’équipe car, dans le quatrième set, c’est l’équipe adverse qui s’est à son tour vue menée de dix points pour finir sur un score de 17-25.

Cette victoire qui fait un grand bien à la P2 les mène un peu plus proche du titre de cette saison grâce à ses trois points supplémentaires. Ils se trouvent maintenant trois points devant les seconds, Binche, qu’ils affronteront le dimanche 10 février à 18h à domicile. Venez nombreux les encourager !

Ce dimanche après-midi, la nationale 3 mouscronnoise rendait visite aux joueurs d’Enghien, contre qui elle s’était inclinée lors du match aller sans opposer trop de résistance. La prestation des bleus a grandement changé depuis, puisque la victoire a failli surgir au bout de 4 sets. Malgré un tie-break difficile à remonter et par la suite, la défaite, les visiteurs sont beaucoup plus satisfaits de leur jeu et de leur combativité.

C’est dans une salle en ébullition (les chauffages fonctionnaient très bien) que s’est déroulée la rencontre entre les deux formations au coude à coude dans le classement, possédant toutes deux un score de 21, avec un match joué en plus pour Mouscron. Pour se distinguer de l’autre, chacune des équipes devait prendre le maximum de points, arrivant ainsi à se détacher du dernier tiers dans le tableau des scores. Malheureusement, Enghien ne repartira qu’avec deux points, en en laissant un pour leurs adversaires. L’écart est creusé, mais est encore rattrapable.

De manière générale, on peut dire que des deux côtés du filet, beaucoup de sueur a coulé sur les maillots. Presque aucun ballon n’a été abandonné en cours de route et la combativité des joueurs a pu en impressionner plus d’un, motivant les supporters enghiennois à ramener du public et une grosse caisse. On peut cependant remarquer la présence de plusieurs fautes directes, autant du côté mouscronnois (ce qui leur fait par exemple commencer le match avec 5 points de retard) que du côté enghiennois (beaucoup de services ratés aux 2e et 3E sets).

Les grandes forces d’Enghien ont été d’une part leur taille au bloc, qui a obligé les ailiers adverses à jouer les mains plus qu’à l’ordinaire, et leurs services agressifs, qui ont plus d’une fois mis en déroute la réception mouscronnoise. Parallèlement à cela, les avantages des visiteurs ont été de faire preuve de pas mal de lucidité sur l’organisation du plan d’attaque, sur la propreté au service et la mobilité en défense. En contrepartie, les Mouscronnois se sont tout de même vus passer par des phases plus difficiles qui leur ont coûté cher, comme à la fin du 4e set, où la victoire n’était plus qu’à un point, mais où le bloc n’a pu empêcher les offensives adverses. Le tie-break n’a pas fait sujet à discussion, puisque Enghien a su dominer le jeu tout au long de leur ascension jusqu’aux 15 points.

Au final, l’équipe est déçue de ne pas avoir réussi à décrocher les 3 points, qui paraissaient tellement accessibles pendant le 4e set, mais se dit très satisfaite de la hargne qu’elle a montré tout au long du match, ce qui n’est pas le point fort habituel de la N3. D’autres matchs importants sont à venir et il sera bon de se remémorer les sensations éprouvées lors de ce match pour aller chercher plus de volonté et de niveau de jeu.

Nico assure des cours de langues germaniques à Tournai depuis presque 20 ans. En parallèle de son activité professionnelle, il entraîne la provinciale 4 mouscronnoise. Passionné de volley-ball, Nico a commencé à le pratiquer vers l'âge de 6-7 ans. Il jouait sur le bord des terrains avec les joueurs du club mouscronnois Athéna qui évoluait dans le championnat flamand et dont son père était président: "Je lançais mes premières balles sur le bord du terrain avec entre autres Christian Parent et Bernard Lepers. À l'époque, j'allais à l'école à Aalbeke. Un copain m'a proposé d'aller jouer avec lui à Marke, en Flandre, et j'ai accepté." De 8 à 15 ans il a fait partie de l'école des jeunes de Marke jusqu'à l'équivalent des cadets. Sur proposition de Raymond Van Laethem, Nico rejoint le club mouscronnois à l'âge de 15 ans: "J'ai rejoint l'ASSA où j'ai, entre autres, joué avec Sébastien Varrasse et Mathieu Suetens. J'ai énormément joué au volley en junior et en provincial à cette époque, je jouais tous les jours! De temps en temps, je jouais en tant que passeur avec l'équipe de régionale 3 dont le niveau doit se situer plus ou moins entre provinciale 1 et nationale 3." À 18 ans, Nico quitte l'ASSA pour se consacrer à ses études: "Avec le recul, je trouve que ça a été une erreur. J'aurais pu faire un entraînement par semaine et jouer 1 match sur 2 pour garder 1 pied au club... Au lieu de ça, je suivais 1 entraînement par semaine avec l'équipe universitaire de Louvain et je me suis lancé dans la FAVOMO dans l'équipe des White Boys avec laquelle j'ai joué pendant 22 ans.De temps en temps je faisais aussi les entraînements au Tie-Break avec Jean-Jacques VanmoortelAlors âgé de 40 ans, Nico décide de revenir jouer en compétition au PVTM: "Adrien m'a ouvert la porte et j'ai pensé qu’il était plus que temps. J'ai intégré l'équipe qui jouait à l'époque en P3. Adrien m'a entraîné pendant 1 an avant de céder le témoin à Loïc pendant 1 an et demi et puis à nouveau Adrien pour terminer la saison. Entre temps, l'équipe est montée en P2 et c'est maintenant Alain qui nous coache depuis le début de la saison actuelle."

À côté de sa carrière de joueur, dès 2015 Nico devient un des assistants d'Isabelle en minimes (dont le groupe était composé de plus de 25 jeunes pousses du club). Dans le même temps, Nico suit la formation d'animateur lui permettant de donner seul les entraînements et, au bout de 2 saisons, il prend en charge le groupe des cadettes: "Isa a pris en charge la nouvelle équipe de provinciale 4 et j'ai accepté de m'occuper des cadettes." Pendant une saison, Nicolas entraîne les cadettes avant d'inscrire son équipe en provinciale 4 dames: "Cette saison est ma première réelle année de coaching. Je ne considère pas la saison précédente comme du 'vrai coaching'. En cadettes, il n'y avait pas d'arbitre. On jouait encore avec chaque fille à chaque poste en fonction de la rotation... Ce n'était pas une saison de vraie compétition où il fallait réfléchir à un système de jeu."

Le groupe de Nicolas est composé de jeunes joueuses issues du centre de formation du club: "Oui, toutes des jeunes joueuses dont une bonne partie ne sont pas des débutantes. Lalie, Marion, Lucie, Fiona, Aurore, Emilie, Marine...jouent depuis un bon moment. À ce groupe s'ajoutent des filles comme Gwaloée, Megan, Léa, Sarah, Marion et d'autres sont arrivées plus tardivement au club. Noémie et Pauline nous ont rejoints cette saison et tout dernièrement Sylvie." Avec des joueuses ayant démarré à différents moments, le groupe P4 n'est pas spécialement homogène: "J'ai des joueuses qui viennent d'autres sports, et qui ont donc démarré plus tard le volley. Mes joueuses ont un niveau variable et ça complique parfois un peu les entraînements." En dehors de matchs: "L'ambiance est très bonne, c'est une équipe jeune. Elles rigolent tellement ensemble que tout va bien. De temps en temps, je dois remettre l'Église au milieu du village, mais ça se passe très bien." 

La série de provinciale 4A est composée d'équipes assez semblables d'après Nico: "On a des équipes ayant un profil semblable. Souvent des jeunes joueuses plus ou moins débutantes auxquelles s'ajoutent quelques joueuses ayant un peu plus d'expérience pour les encadrer. C'est ce qu'on recherchait avec Sylvie qui stabilise un peu, entre autres moralement, l'équipe." À la mi-saison, les P4D sont 10ième sur 12: "Les joueuses ont beaucoup progressé. Certains exercices qui étaient impossibles à réaliser en début de saison sont maintenant tout à fait réalisables. À l'entraînement, il n'y a pas de stress. Il faut arriver à jouer aussi libéré en match." Nico opte pour un système hybride en match: "La saison dernière, aucun poste n'était prédéfini. Cette saison, je fais des tests et je commence tout doucement à avoir une idée du poste que je pourrais assigner à telle ou telle joueuse. Naturellement, il est trop tôt pour spécialiser une fille à cet âge et la bloquer à un unique poste. Ce qui est certain, c'est que le niveau de jeu s'améliore nettement. En début de saison, il y avait trop de ballons qui tombaient au sol sans qu'on les touche. Il n'y avait pas de construction, un manque de mobilité... Maintenant, on a une équipe qui joue au volley sur le terrain même si on manque encore de régularité sur un service adverse plus puissant. On attend aussi trop la faute de l'adversaire. À l'entraînement, il y a toujours une fille qui va faire une faute et on a tendance à reproduire ce schéma en match alors qu'on doit aller chercher le point."

Le dernier match opposait le PVTM au Skill dimanche dernier à domicile: "On ne peut pas dire que les filles du Skill étaient au-dessus de nous. Sans dénigrer les indiscutables qualités des joueuses tournaisiennes, ce sont nos joueuses qui n'ont pas été à leur meilleur niveau. Après avoir vu le premier set, je pensais qu'on allait dérouler, mais on s'écroule. On a moins vu les individualités mouscronnoises."

Avec un groupe aussi fourni quantitativement, le match réserve est important: "ça me permet de jauger l'état de forme des joueuses. Quelqu'un qui ne bouge pas en réserve, ou ne me montre pas son envie, a moins de chance d'évoluer en match première. Il faut pouvoir servir correctement et renvoyer le ballon dans les 3 mètres en réception ou défense pour avoir des chances de monter en première."

Nico voit une victoire pour le prochain match contre Basècles samedi: "Je suis confiant, on peut l'emporter si on arrive à jouer à notre niveau sans stress. Les filles doivent jouer plus libérées. Je ne suis pas du genre à faire un changement dès qu'une joueuse rate une balle. " Nico abonde dans le sens d'Adrien, directeur technico-sportif du club, en voyant une 10ième place au terme de la saison: "ça me semble réaliste, il y a encore moyen de créer la surprise contre l'une ou l'autre équipe si on joue comme à Saint-Ghislain. Dans un bon jour, on peut faire trembler nos adversaires. "

Si Nico gardait le groupe qu'il a pour la saison prochaine: "On pourrait viser le milieu de classement. Pour arriver à ce résultat, les joueuses doivent améliorer en priorité les services. Voire les services ciblés dans une zone pour nous permettre de mettre en difficulté la défense adverse ou tout du moins éviter de servir sur 'la bonne joueuse'. Par ailleurs, les filles doivent apprendre à lire le jeu de l'adversaire, c'est-à-dire ne pas regarder uniquement le ballon, mais bien le jeu des adversaires pour profiter de leurs faiblesses. Il faudra améliorer le geste d'attaque. Les filles n'arment pas encore suffisamment leur bras. Mais quoiqu’il arrive, je reste fier des filles, car techniquement elles s'améliorent visiblement. Si les filles tirent profit des critiques, on pourra arriver à quelque chose de bien." C'est tout le mal qu'on leur souhaite !