Mouscron rencontrait ce week-end l'équipe de Frasnes, troisième au classement. Le premier set commence, comme pour beaucoup de nos prestations, assez difficilement. Les fautes directes s'accumulent et les adversaires atteignent aisément le premier temps mort. Heureusement, les filles remontent sur le terrain en étant beaucoup plus agressives et reviennent doucement au score pour prendre le second temps mort (15-16). Nous tenons le cap et gagnons le set 21-25. 

Mouscron rentre plus vite dans le deuxième set et est offensif. L'équipe atteint le deuxième temps mort sur le score de 14-16. Nos joueuses servent bien, sont agressives au filet et mettent leurs adversaires du jour en difficulté. Mais quelques fautes individuelles viendront bouleverser la fin du set qui était en notre faveur. Frasnes le remporte alors sur un score de 25-20. 

Les filles repartent sur le terrain avec beaucoup de volonté. Le score au premier temps mort le prouve (4-8). Elles creusent l'écart jusque 7-14. Elles baissent ensuite légèrement de rythme mais continuent en tête dans cette troisième manche. Elles le gagnent 20-25. 

La consigne en ce début du quatrième set est de se battre sur chaque ballon. Malheureusement, on laisse Frasnes jouer comme dans le deuxième (8-3). Les points défilent et Mouscron met du temps à se réveiller. On court après les score jusqu'au bout avant que cette quatrième manche se termine sur un 25-20.

Nous subirons le 5ème set et n'oserons plus frapper alors que la réception et la défense fonctionnent bien. Les Mouscronnoises n'arriveront plus à suivre les consignes et le score est sévère 12-4 puis 15-6. 

Alors que le match aller avait été assez "facile" pour Frasnes, cela n'a pas été le cas ce week-end. Malgré la défaite, nos joueuses se sont battues jusqu'au bout et ramènent un point. 

 

Samedi matin, les cadettes sont allées battre, non sans mal, les Montoises de Saint-Luc. 

Le premier set fut catastrophique: passes ratées, smash dans le filet, services hors du terrain... Au cours de ce premier set, les filles ont manqué de jus et d'envie. Les joueuses de Saint-Luc rejoignent le banc de touche avec un 25-16 sans difficulté. Heureusement, les cadettes ont eu le bon goût de concentrer les plus mauvaises actions dans le même set.

Le second set est bien meilleur! Les filles sont plus hargneuses, se battent sur chaque ballon et les services sont de bien meilleure qualité. Malgré une bonne défense des deux côtés du filet, c'est Saint-Luc qui perd du terrain tout au long du set et s'incline 17-25.

On croit nos cadettes sur de bons rails et elles commencent en fanfare le troisième set. Les filles jouent en bloc et continuent sur la lancée du set précédent et vont jusqu'à mener 20-24. C'est alors que nos joueuses craquent mentalement. Saint-Luc égalise à 24-24 et s'impose finalement 27-25.

Les Mouscronnoises maintiennent la pression au quatrième set, mais les Montoises ne sont pas disposées à rendre les armes. On assiste à un superbe set équilibré avec plusieurs rallyes que nos cadettes finissent par emporter 23-25.

Ce sera donc le premier tie-break de la saison pour l'équipe. Encore une fois le set est très équilibré, Saint-Luc défend bien, mais finit par lâcher prise. Le PVTM gagne le set 13-15 et le match 2-3.

On retiendra de ce match une bonne organisation et une volonté évidente de bien faire. L'équipe développe un fond de jeu de plus en plus fourni. Les cadettes devront encore apprendre à démarrer le match tout de suite, à améliorer leur mobilité sur le terrain et à prendre leur responsabilité lorsqu'une balle tombe entre deux zones. Cependant, ne boudons pas notre plaisir. Outre la victoire, le niveau de jeu s'améliore de match en match!

Le spectacle fut assuré en bord de terrain aussi. Le coach Nicolas Denys aura vécu le match intensément. Son coeur aura atteint 120 pulsations par minute! Voici son avis sur le match.

Avis de Nicolas Denys (coach des cadettes)

Est-ce que ce sont les nouveaux maillots, les nouveaux sweats, la longue période sans match qui ont eu un effet positif sur nos filles ? Nous remercions encore chaleureusement Yves Morel (Optique Morel) et Vincent Larregle (Lift Informatique) pour leur sponsoring. C’est avec beaucoup de fierté que l’équipe est montée sur le terrain pour étrenner son équipement flambant neuf. Aussi, les filles n’avaient plus affronté d’adversaires depuis le match contre Tournai, le 26 novembre dernier. En tout cas, ce weekend, elles sont allées chercher en elles ce qu’il fallait pour remporter la victoire face à Saint Luc de Mons. Les Montoises n’ont pourtant pas démérité, car il a fallu aller jusqu’au tie-break pour départager les équipes. Nous le savons, l’envie et la motivation ont toujours fait partie des qualités de l’équipe. En prime, lors de ce match tendu, il y a eu très peu de ballons gaspillés, de belles constructions, l’instauration du ‘switch’ dans le système de jeu, d’excellents services et une meilleure présence au filet. Les nouvelles joueuses ont aussi tiré superbement bien leur épingle du jeu. Toutes peuvent être fières des progrès réalisés depuis le début de la saison. Bref, tous les ingrédients étaient là pour gagner ce match. Des coachs une nouvelle fois aux anges !

   
    

L'avis de Vincent (père de Megan et sponsor maillot des cadettes)

C'était de grandes sensations dans les tribunes, et un vrai plaisir de voir de très beaux moments de solidarité entre les filles. Elles ont été patientes pour la victoire, qui n'en a été que plus joyeuse alors que l'équipe locale a joué son va-tout et montré de beaux mouvements.

On a hâte pour le reste de la saison! 

Sébastien Varrasse entraîne pour la seconde année consécutive l'équipe de provinciale 3 du PVTM. Il a 39 ans, est père de 2 enfants et travaille dans le secteur de l'Horeca. Ses horaires ne lui permettent malheureusement pas d'assurer tous les entraînements ni d'être présent à chaque match. Il a commencé le volley-ball à 9 ans à l'Assa Mouscron après avoir fait brièvement de l'athlétisme et du tennis. Son père étant joueur et entraîneur de volley, il a été aiguillé vers le volley: "Mais pas forcé!" insiste-t-il: "J'ai eu le choix et j'ai continué parce que j'adorais ça. Comme tout autre enfant qui a son papa qui fait un sport de haut niveau, c'était un exemple que j'ai suivi".

Lorsque l'Assa était en perdition, Sébastien a quitté le club pour jouer, entre autres, à l'OTT pendant 2 ans sous la houlette de Didier Glorieux. Il a aussi joué en France dans une série équivalente à la Provinciale 1 Wallonne. Vers 23-24 ans, il a arrêté complètement de jouer pour raisons familiales. Pendant quelques années, il s'est lancé dans la restauration à temps plein ce qui ne lui a plus permis de trouver de temps pour le volley. Dernièrement, il a trouvé des jobs lui permettant d'avoir une activité extra professionnelle. Il s'est tourné tout naturellement vers le volley. Il y a 4 ans, Sébastien a commencé à entraîner en provinciale 3 avec seconde équipe du Pays des Collines. "La première année, l'équipe a bien progressé. La seconde année a été plus compliquée. Mes horaires ne me permettant pas d'être présent plus d'une fois par semaine aux entraînements ni de coacher les matchs les samedis, cela a créé des petites tentions au sein de l'équipe. Le club a souhaité avoir un entraîneur plus présent, j'ai donc fait mes valises pour Mouscron".

Sébastien reprend en main la seconde équipe de P3 messieurs du PVTM pour la saison 2016-2017. Sébastien confie: "J'ai accepté le challenge. Tout d'abord parce que c'était plus proche de mon domicile et puis parce qu'il y avait un défi à relever. L'équipe était mal en point et j'avais à coeur de faire progresser les joueurs, les discipliner et leur apporter une cohésion d'équipe". 

Cette saison, l'équipe accueille des jeunes joueurs du centre de formation et la cohésion d'équipe est bonne: "J'étais étonné, car nous avons fait venir Tom et Hector des minimes d'Isabelle, et je m'étais dit qu'il y aurait peut-être un fossé entre les 2 jeunes et les plus anciens. Bien au contraire, les 2 jeunes se sont très bien adaptés. Ils ont même appris aux autres. Techniquement, ils sont très bons. Ça leur permet de s'intégrer beaucoup plus vite. Tout le monde se parle, tout le monde rigole, tout se passe très bien!" Sportivement, Sébastien est moins satisfait: "Mes joueurs ont des difficultés à respecter les consignes individuelles. Par moment, au lieu d'être sur la même longueur d'onde, l'un ou l'autre prend des libertés et ça se ressent collectivement. On perd certains matchs qu'on pourrait prendre à cause de cette déconcentration."

Pour Sébastien, il existe 2 compétitions dans la série P3A: "Je trouve le niveau de série assez faible. Les 4 premiers sont au-dessus du lot avec peut-être Don Bosco qui commence à se réveiller. Je ne m'attendais pas à ce qu'on s'envole au classement cette saison. Je voulais que nous proposions un meilleur niveau de jeu. C'est difficile de concilier la vision des joueurs et parents qui regardent le classement alors qu'en temps qu'entraîneur, ce qui me tient plus à coeur, c'est que l'équipe joue mieux que la saison dernière. Mon équipe a réussi ce challenge. Le jeu est plus fluide, on a la cohésion d'équipe et, cerise sur le gâteau, on gagne quelques matchs. Nous avons évolué plus vite que prévu."

Le comité a demandé à Sébastien de créer une cohésion d'équipe sans contrainte de classement: "Faire de mes joueurs une équipe et gagner un tout petit peu, mais ce n'est pas le plus important. Apprendre à jouer ensemble et produire un semblant de volley-ball. Cet objectif me semble atteint à la mi-saison."

À la mi-saison, le coach est un peu déçu: "Je suis déçu, car l'équipe est capable de faire un 3-2 contre une bonne équipe et perdre 3-0 le week-end suivant contre une équipe moins forte. On arrive à hausser notre niveau de jeu lorsqu'il y a plus de répondant, mais pas à produire un aussi bon niveau lorsqu'il y a moins de répondant. De plus, il faut à mes joueurs un bon set pour rentrer dans le match. Avec un peu plus de sérieux, on aurait pu terminer la mi-saison à la 5e place. Nous avons malheureusement perdu des matchs qui étaient à notre portée... Il y a néanmoins des points positifs. Outre un meilleur niveau de jeu par rapport à la saison dernière, on commence à gagner que ce soit en réserve ou en première." L'évolution de l'équipe n'est pourtant pas assez rapide au goût de Sébastien: "Nous évoluons bien, mais passez assez vite, Don Bosco et Péruwelz progressent plus vite que nous." L'autre point noir pour l'équipe est qu'elle n'a pas été épargnée par les blessures: " On a eu Quentin, Nathanaël, Vincent, Jérôme, Tom blessés. Ça influe naturellement sur le rendement de l'équipe."

L'équipe est 7e au classement général avec 12 points: "C'est correct, mais on aurait pu faire mieux. Le niveau de jeu proposé est par contre bien meilleur que la saison dernière. On joue des échanges rally contre de bonnes équipes, ce que nous ne faisions pas la saison dernière." Sébastien aimerait que ses joueurs soient moins individualistes: "Dès que l'équipe perd un point, les joueurs lancent des regards à leur partenaire disant 'c'est ta balle, pas la mienne'. Ils doivent se soutenir et s'encourager sur le terrain, c'est essentiel." De même, les joueurs doivent montrer plus de caractère et de combativité: "Quand nous encaissons 3 ou 4 points en suivant, le mental joue et on n’arrive pas à remonter la pente. C'est en train d'évoluer petit à petit, mais on a encore du boulot. Petite anecdote, on mène un set 16-2 et on finit par perdre le set 17-25..."

Le match réserve est très important: "Surtout chez nous, en P3, c'est l'occasion aux jeunes joueurs du club de faire la transition entre les équipes d'âge et les équipes adultes. C'est aussi le match qui permet à mes joueurs qui ne peuvent pas encore revendiquer une place en équipe première de se montrer. Ceux qui montrent des choses intéressantes en réserve ont la possibilité de s'exprimer en équipe première, comme Florent Casteleyn qui a commencé la saison comme réserviste et qui finit dans la peau d'un titulaire à la mi-saison. Ce n'est pas toujours évident à gérer. Une partie des joueurs estime que leur place est en équipe première. Il faut gérer les déceptions.

Le 7 janvier, les P3 de Mouscron recevront JS Baudour. Un match qui s'annonce compliqué: "Il me manquera Vincent, je vais devoir composer en son absence et former à la va-vite un central. On verra ce qu'on peut faire. On peut montrer de belles choses. L'objectif sera de construire le jeu." Il reste 8 matchs pour terminer la saison, quel est le pronostic de Sébastien? "On peut viser la 5e ou 6e place, éventuellement la 4e si tout le monde se donne à fond et qu'on évite les blessures!" L'équipe est bien suivie par les parents: "Parfois même un peu trop! Je comprends que les parents soient derrière les enfants. Mais, il faut aussi accepter les décisions du coach et ne pas les remettre en question. Il y a sans doute à faire un effort de communication. Je trouve normal d'expliquer mes choix aux joueurs, pas de me justifier auprès des familles."

La saison prochaine commence tout doucement à se profiler à l'horizon. Comme pour chaque équipe, on ne connaît ni sa composition, ni qui la coachera. Si le groupe restait identique, que pourrait viser l'équipe de Sébastien? "Difficile à dire, Raphaël et Augustin vont commencer à s'entraîner avec les P2 d'Adrien. Seront-ils encore avec nous la saison prochaine? Néanmoins si on gardait le même groupe, je pense qu'avec plus de sérieux, on pourrait arriver à la mi-saison prochaine dans la première partie du tableau. Pour ça, il faudra absolument que l'équipe soit plus forte mentalement et que les joueurs soient plus sérieux! De plus, si je reste le coach de la P3, je m'engage à faire l'effort d'améliorer la communication avec mes joueurs la saison prochaine.

    Quel message souhaites-tu passer à tes joueurs? "Prenez du plaisir lorsque vous jouez ou à l'entraînement, c'est essentiel!"