La victoire des nationaux face au VB Enghien la semaine dernière annonçait déjà une volonté de se reprendre en main de la part de l’équipe après un premier tour peu évident. Ce samedi, le défi était de continuer sur la lancée et de gagner contre le club de Chaumont qui s’était imposé trois sets à zéro au match aller.

Pour les Mouscronnois, l’objectif de jeu était de créer le tempo afin de ne pas se laisser surprendre par les atouts de la formation adverse et de mettre en avant une agressivité qui avait manqué au premier semestre. La force de Chaumont passe en partie par sa qualité de récupération défensive et par son implication au filet, au niveau offensif comme au bloc. Les consignes consistaient donc à étouffer au plus vite les adversaires pour les empêcher de débuter le match avec hargne. C’est finalement avec joie, mais non sans difficulté, que la victoire fut prise à domicile par Mouscron.

Les scores (25-22 / 25-20 / 25-21) attestent de l’intensité de la rencontre. Pourtant, les étapes sont identiques à chaque set : les Mouscronnois prennent les quelques premiers ballons en vue du temps mort mais se font rattraper à l’approche de la dizaine de points. C’est dans la suite du jeu qu’ils peuvent alors en découdre contre un Chaumont combatif. La plupart du temps, les échanges sont serrés, bien que chaque équipe soit capable de mettre rapidement terme à son point grâce à un rythme soutenu à l’attaque.

Dans le deuxième set, une petite frayeur surprend les hôtes lorsqu’Antoine Vandeputte manque de se blesser, avant de sortir du match et de reprendre quelques minutes plus tard. Cela n’empêche cependant pas Mouscron de continuer avec la même envie, en réussissant parfois à s’octroyer un plus grand souffle en prenant plusieurs points d’avance. Qui plus est, Chaumont effectue une petite série d’erreurs qui donne aux Hurlus l’occasion d’atteindre 25 points sans être au coude à coude.

Bilan du match, une deuxième victoire pour les Mouscronnois dans ce second tour et une vision positive de la part du coach, Jérôme Hermand, pour les rendez-vous prochains.

Mouscron rencontrait ce week-end l'équipe de Frasnes, troisième au classement. Le premier set commence, comme pour beaucoup de nos prestations, assez difficilement. Les fautes directes s'accumulent et les adversaires atteignent aisément le premier temps mort. Heureusement, les filles remontent sur le terrain en étant beaucoup plus agressives et reviennent doucement au score pour prendre le second temps mort (15-16). Nous tenons le cap et gagnons le set 21-25. 

Mouscron rentre plus vite dans le deuxième set et est offensif. L'équipe atteint le deuxième temps mort sur le score de 14-16. Nos joueuses servent bien, sont agressives au filet et mettent leurs adversaires du jour en difficulté. Mais quelques fautes individuelles viendront bouleverser la fin du set qui était en notre faveur. Frasnes le remporte alors sur un score de 25-20. 

Les filles repartent sur le terrain avec beaucoup de volonté. Le score au premier temps mort le prouve (4-8). Elles creusent l'écart jusque 7-14. Elles baissent ensuite légèrement de rythme mais continuent en tête dans cette troisième manche. Elles le gagnent 20-25. 

La consigne en ce début du quatrième set est de se battre sur chaque ballon. Malheureusement, on laisse Frasnes jouer comme dans le deuxième (8-3). Les points défilent et Mouscron met du temps à se réveiller. On court après les score jusqu'au bout avant que cette quatrième manche se termine sur un 25-20.

Nous subirons le 5ème set et n'oserons plus frapper alors que la réception et la défense fonctionnent bien. Les Mouscronnoises n'arriveront plus à suivre les consignes et le score est sévère 12-4 puis 15-6. 

Alors que le match aller avait été assez "facile" pour Frasnes, cela n'a pas été le cas ce week-end. Malgré la défaite, nos joueuses se sont battues jusqu'au bout et ramènent un point. 

 

Sébastien Varrasse entraîne pour la seconde année consécutive l'équipe de provinciale 3 du PVTM. Il a 39 ans, est père de 2 enfants et travaille dans le secteur de l'Horeca. Ses horaires ne lui permettent malheureusement pas d'assurer tous les entraînements ni d'être présent à chaque match. Il a commencé le volley-ball à 9 ans à l'Assa Mouscron après avoir fait brièvement de l'athlétisme et du tennis. Son père étant joueur et entraîneur de volley, il a été aiguillé vers le volley: "Mais pas forcé!" insiste-t-il: "J'ai eu le choix et j'ai continué parce que j'adorais ça. Comme tout autre enfant qui a son papa qui fait un sport de haut niveau, c'était un exemple que j'ai suivi".

Lorsque l'Assa était en perdition, Sébastien a quitté le club pour jouer, entre autres, à l'OTT pendant 2 ans sous la houlette de Didier Glorieux. Il a aussi joué en France dans une série équivalente à la Provinciale 1 Wallonne. Vers 23-24 ans, il a arrêté complètement de jouer pour raisons familiales. Pendant quelques années, il s'est lancé dans la restauration à temps plein ce qui ne lui a plus permis de trouver de temps pour le volley. Dernièrement, il a trouvé des jobs lui permettant d'avoir une activité extra professionnelle. Il s'est tourné tout naturellement vers le volley. Il y a 4 ans, Sébastien a commencé à entraîner en provinciale 3 avec seconde équipe du Pays des Collines. "La première année, l'équipe a bien progressé. La seconde année a été plus compliquée. Mes horaires ne me permettant pas d'être présent plus d'une fois par semaine aux entraînements ni de coacher les matchs les samedis, cela a créé des petites tentions au sein de l'équipe. Le club a souhaité avoir un entraîneur plus présent, j'ai donc fait mes valises pour Mouscron".

Sébastien reprend en main la seconde équipe de P3 messieurs du PVTM pour la saison 2016-2017. Sébastien confie: "J'ai accepté le challenge. Tout d'abord parce que c'était plus proche de mon domicile et puis parce qu'il y avait un défi à relever. L'équipe était mal en point et j'avais à coeur de faire progresser les joueurs, les discipliner et leur apporter une cohésion d'équipe". 

Cette saison, l'équipe accueille des jeunes joueurs du centre de formation et la cohésion d'équipe est bonne: "J'étais étonné, car nous avons fait venir Tom et Hector des minimes d'Isabelle, et je m'étais dit qu'il y aurait peut-être un fossé entre les 2 jeunes et les plus anciens. Bien au contraire, les 2 jeunes se sont très bien adaptés. Ils ont même appris aux autres. Techniquement, ils sont très bons. Ça leur permet de s'intégrer beaucoup plus vite. Tout le monde se parle, tout le monde rigole, tout se passe très bien!" Sportivement, Sébastien est moins satisfait: "Mes joueurs ont des difficultés à respecter les consignes individuelles. Par moment, au lieu d'être sur la même longueur d'onde, l'un ou l'autre prend des libertés et ça se ressent collectivement. On perd certains matchs qu'on pourrait prendre à cause de cette déconcentration."

Pour Sébastien, il existe 2 compétitions dans la série P3A: "Je trouve le niveau de série assez faible. Les 4 premiers sont au-dessus du lot avec peut-être Don Bosco qui commence à se réveiller. Je ne m'attendais pas à ce qu'on s'envole au classement cette saison. Je voulais que nous proposions un meilleur niveau de jeu. C'est difficile de concilier la vision des joueurs et parents qui regardent le classement alors qu'en temps qu'entraîneur, ce qui me tient plus à coeur, c'est que l'équipe joue mieux que la saison dernière. Mon équipe a réussi ce challenge. Le jeu est plus fluide, on a la cohésion d'équipe et, cerise sur le gâteau, on gagne quelques matchs. Nous avons évolué plus vite que prévu."

Le comité a demandé à Sébastien de créer une cohésion d'équipe sans contrainte de classement: "Faire de mes joueurs une équipe et gagner un tout petit peu, mais ce n'est pas le plus important. Apprendre à jouer ensemble et produire un semblant de volley-ball. Cet objectif me semble atteint à la mi-saison."

À la mi-saison, le coach est un peu déçu: "Je suis déçu, car l'équipe est capable de faire un 3-2 contre une bonne équipe et perdre 3-0 le week-end suivant contre une équipe moins forte. On arrive à hausser notre niveau de jeu lorsqu'il y a plus de répondant, mais pas à produire un aussi bon niveau lorsqu'il y a moins de répondant. De plus, il faut à mes joueurs un bon set pour rentrer dans le match. Avec un peu plus de sérieux, on aurait pu terminer la mi-saison à la 5e place. Nous avons malheureusement perdu des matchs qui étaient à notre portée... Il y a néanmoins des points positifs. Outre un meilleur niveau de jeu par rapport à la saison dernière, on commence à gagner que ce soit en réserve ou en première." L'évolution de l'équipe n'est pourtant pas assez rapide au goût de Sébastien: "Nous évoluons bien, mais passez assez vite, Don Bosco et Péruwelz progressent plus vite que nous." L'autre point noir pour l'équipe est qu'elle n'a pas été épargnée par les blessures: " On a eu Quentin, Nathanaël, Vincent, Jérôme, Tom blessés. Ça influe naturellement sur le rendement de l'équipe."

L'équipe est 7e au classement général avec 12 points: "C'est correct, mais on aurait pu faire mieux. Le niveau de jeu proposé est par contre bien meilleur que la saison dernière. On joue des échanges rally contre de bonnes équipes, ce que nous ne faisions pas la saison dernière." Sébastien aimerait que ses joueurs soient moins individualistes: "Dès que l'équipe perd un point, les joueurs lancent des regards à leur partenaire disant 'c'est ta balle, pas la mienne'. Ils doivent se soutenir et s'encourager sur le terrain, c'est essentiel." De même, les joueurs doivent montrer plus de caractère et de combativité: "Quand nous encaissons 3 ou 4 points en suivant, le mental joue et on n’arrive pas à remonter la pente. C'est en train d'évoluer petit à petit, mais on a encore du boulot. Petite anecdote, on mène un set 16-2 et on finit par perdre le set 17-25..."

Le match réserve est très important: "Surtout chez nous, en P3, c'est l'occasion aux jeunes joueurs du club de faire la transition entre les équipes d'âge et les équipes adultes. C'est aussi le match qui permet à mes joueurs qui ne peuvent pas encore revendiquer une place en équipe première de se montrer. Ceux qui montrent des choses intéressantes en réserve ont la possibilité de s'exprimer en équipe première, comme Florent Casteleyn qui a commencé la saison comme réserviste et qui finit dans la peau d'un titulaire à la mi-saison. Ce n'est pas toujours évident à gérer. Une partie des joueurs estime que leur place est en équipe première. Il faut gérer les déceptions.

Le 7 janvier, les P3 de Mouscron recevront JS Baudour. Un match qui s'annonce compliqué: "Il me manquera Vincent, je vais devoir composer en son absence et former à la va-vite un central. On verra ce qu'on peut faire. On peut montrer de belles choses. L'objectif sera de construire le jeu." Il reste 8 matchs pour terminer la saison, quel est le pronostic de Sébastien? "On peut viser la 5e ou 6e place, éventuellement la 4e si tout le monde se donne à fond et qu'on évite les blessures!" L'équipe est bien suivie par les parents: "Parfois même un peu trop! Je comprends que les parents soient derrière les enfants. Mais, il faut aussi accepter les décisions du coach et ne pas les remettre en question. Il y a sans doute à faire un effort de communication. Je trouve normal d'expliquer mes choix aux joueurs, pas de me justifier auprès des familles."

La saison prochaine commence tout doucement à se profiler à l'horizon. Comme pour chaque équipe, on ne connaît ni sa composition, ni qui la coachera. Si le groupe restait identique, que pourrait viser l'équipe de Sébastien? "Difficile à dire, Raphaël et Augustin vont commencer à s'entraîner avec les P2 d'Adrien. Seront-ils encore avec nous la saison prochaine? Néanmoins si on gardait le même groupe, je pense qu'avec plus de sérieux, on pourrait arriver à la mi-saison prochaine dans la première partie du tableau. Pour ça, il faudra absolument que l'équipe soit plus forte mentalement et que les joueurs soient plus sérieux! De plus, si je reste le coach de la P3, je m'engage à faire l'effort d'améliorer la communication avec mes joueurs la saison prochaine.

    Quel message souhaites-tu passer à tes joueurs? "Prenez du plaisir lorsque vous jouez ou à l'entraînement, c'est essentiel!"