Depuis la fin de la saison dernière, Manu Hagnere a pris les rennes de la Nationale 3 messieurs du PVTM. Originaire de Berck sur mer dans le nord de la France, il exerce de multiples activités professionnelles. Manu forme des jeunes et moins jeunes aspirants éducateurs sportifs. Il dispense des cours de communication à la faculté catholique de Lille et gère avec une amie une société spécialisée dans l'événementiel. De plus, il participe à des commissions de formateurs pour le ministère des Sports en France. Fils d'un volleyeur de bon niveau et petit-fils d'un président de club, Manu a eu dans les mains un ballon de volley dès le plus jeune âge. Tout petit, il joue au volley près du Touquet: "Il y avait un centre de beach-volley permanent à Bergues sur Mer pendant l'été. Au lieu d'aller au centre de loisirs, j'allais au centre de beach-volley, c'était top! Après j'ai commencé à jouer au Touquet en club. J'y ai joué dans les équipes de jeunes puis les équipes séniores avant de mettre le volley entre parenthèses pour faire mes études. Je n'ai pas complètement arrêté. Je jouais sur Lille, mais c'était plus pour m'amuser qu'autre chose. Je n'avais pas le temps de m'entraîner sérieusement." Très (trop) jeune, Manu a été obligé d'arrêter de jouer: "Je jouais à la passe, mais j'ai été contraint d'arrêter, j'avais des problèmes de cheville, je me blessais très souvent." 

Après ses études, Manu s'exile en Angleterre pour des raisons professionnelles. Cependant, son entourage lui manque et il décide de revenir dans son Nord natal: "J'étais jeune, ma famille et mes amis me manquaient alors j'ai tout plaqué et je suis rentré en France. J'ai travaillé à divers endroits sans que ça me plaise beaucoup. Au hasard d'un match de Valenciennes, l'ami qui m'avait emmené voir le match m'a présenté le président. Nous nous sommes revus quelques fois par après et il m'a dit que le club cherchait quelqu'un pour dynamiser la section 'amateur' du club. À l'époque je n'avais pas vraiment d'expérience d'entraîneur. J'avais un peu entraîné au centre de beach-volley quand j'avais 16-17 ans durant les étés, mais c'était tout." Manu s'est donc formé pour devenir entraîneur diplômé: "Entre 2005 et 2009, j'ai passé tous mes diplômes d'entraîneurs qui m'ont permis d'être salarié dans un club et entraîner à tous les niveaux en France". Pour l'anecdote, si Manu peut légitimement être sur le banc en Ligue B en temps qu'adjoint ou coach principal en Nationale en France, son cursus n'est pas reconnu par la FVWB...

Le parcours, en dehors des terrains, de Manu a commencé en 2007. Pendant 11 ans, il sillonne la France du nord au sud et d'est en ouest tantôt comme entraîneur des jeunes, tantôt comme entraîneur ou assistant d'équipes séniores chez les messieurs et dames. Il passe même par les postes de chargé de communication ou encore de directeur technique. En fin de saison 2017-2018: "Nous cherchions un club proche de la maison pour Laure reprendre le sport après sa grossesse. Je prends contact avec Rémi Martinez que je connais, je l'appelle et le soir même on se retrouve au Jacky Rousseau et on me propose le poste d'entraîneur des N3 messieurs. À ce moment, je n'ai pas encore fini avec les filles à Marcq, je ne donne pas tout de suite mon accord, mais c'est clair que c'est juste à côté de la maison et que ça m'intéresse. C'est un nouveau challenge et je finis par accepter. Je connaissais Gauthier et Martin (partis au Skill à l'intersaison). Martin m'a beaucoup parlé du club et de l'équipe, je sais que je vais les perdre tous les 2 ainsi que Victor. Il faudrait recruter... Bref, ça allait être intéressant! » 

Manu nous parle ensuite de son groupe: "Quand je suis arrivé c'était compliqué. Je me retrouve avec un jeune passeur, j'essaie d'en trouver/former un autre dans l'équipe, mais ce n'est pas évident. Loïc est un peu trop stressé et Giacomo accepte de le faire, mais c'est un sacrifice pour lui. Ce n'est pas un mauvais récep-4 et donc il perd du temps de jeu." Dès l'entame de la saison, Manu avait annoncé que ce serait difficile jusqu'en octobre/novembre: "Il a fallu gérer les ego, demander aux joueurs aguerris d'aider à transmettre leur savoir." Manu se retrouve donc avec un mélange de joueurs de N3 Mouscronnois avec l'apport de quelques jeunes venant de P2 et Manu amène 2 joueurs dans ses valises: "Oui, je connais Simon et Seb depuis longtemps. Simon me téléphone après avoir lu un article dans les journaux en me demandant si on ne cherchait pas un 'vieux' récep-4. Bien sûr, j'accepte tout de suite. Il a quelques problèmes de dos qui l'empêchent de jouer plus haut, mais il a une vista exceptionnelle et il est souvent au bon endroit. De plus, il y a une osmose avec Loïc et il est dans la transmission de savoir. Quant à Sébastien, il jouait dans mon club à Marcq, je l'ai contacté directement. Il avait donné son accord à Comines, mais ça ne s'est pas passé comme il le voulait. Du coup, il m'a téléphoné début septembre en me disant 'je viens'!". Au niveau de l'ambiance: "ça a été compliqué au départ, on n’a pas de passeur confirmé et il y a eu beaucoup d'énervement. J'admire Tom pour sa force de caractère extraordinaire. Je connais beaucoup de jeunes qui auraient plié bagage à sa place. Tom maintient son cap, il progresse bien. Le seul souci c'est qu'on ne le voit qu'une seule fois par semaine et c'est compliqué. Déjà pour sa progression ce serait infiniment mieux s'il pouvait se libérer le mercredi et puis pour le reste de l'équipe, c'est compliqué de faire du service/récep sans passeur (Giacomo étant blessé)." Après le démarrage difficile: "C'est un groupe très festif! La troisième mi-temps a joué un rôle pour souder l'équipe et puis je pense qu'ils ont commencé à entrevoir quelque chose en match. Se dire qu'ils sont capables d'aller se frotter aux plus gros de la série où on n’est pas ridicule. Alors je leur répète d'être patients, pour le moment on grignote des points le temps de régler quelques petits détails qui nous mèneront vers de meilleures performances." 

À propos du niveau de la série, Manu estime: "On ne peut pas comparer à la France, une N3 Belge n'a pas son équivalent avec la France. En ce qui concerne la série elle-même, je la trouve assez homogène. À part peut-être les 2 ou 3 derniers au classement et Baudour qui est sans doute un peu au-dessus, le reste semble se valoir. On verra pour le second tour, le calendrier me semble favorable. On commence par Charleroi en coupe et puis Jurbise qui est devant nous, mais la différence de points est petite. Entre la sixième et la dixième place, il y a 3 points d'écart! Après c'est Villers à domicile et puis la sélection FVWB. Il y a moyen de performer et de monter de quelques places au classement. Le comité m'a demandé d'assurer le maintien voire un peu mieux selon le recrutement, on s'en approche."

Quel est le bilan sportif tiré par Manu après ces 5 mois passés à la tête de la N3? "Si on veut continuer à progresser il faut que mes joueurs viennent plus à l'entraînement, clairement il faudrait que Tom soit là plus souvent et que les autres étudiants ne loupent pas l'entraînement du vendredi. Avoir 1 seul entraînement par semaine c'est déjà trop peu. Il faut absolument se débrouiller pour être présent à chaque fois. Sauf cas de force majeure, je pense que quand on veut on peut! Sinon, sportivement, je trouve que ça ne tourne pas mal. Il y avait un groupe assez large, on va voir ce qu'on peut faire l'année prochaine en terme de passerelle. J'aimerais bien faire monter Martin et peut-être l'un ou l'autre joueur au moins à l'entraînement, mais ce n'est pas encore défini."

Du point de vue du classement "on est dans les clous, on a pris une petite avance sur nos poursuivants directs. Il y a encore quelques matchs qu'on peut gagner sans trop de difficulté avec un peu plus de régularité. Maintenant ça y est, on commence à jouer 3 sets. Contre Sporta Bruxelles on gagne 3-2 en jouant bien 1 set sur 2. On gagne parce que c'est dans le bon sens, on a perdu d'autres matchs 2-3 parce que c'était dans le mauvais sens..."

Manu est satisfait du caractère de ses joueurs: "Maintenant ça va, c'est une équipe avec un super caractère. Parfois ça a été compliqué à gérer, mais ça commence à aller. Les joueurs qui jouent la gagne ont parfois des mots durs, mais en général, ça va.

Quant au match réserve "il m'ennuie plus qu'autre chose. On n’a pas vraiment d'équipe type et d'équipe réserve. Je n'ai pas le groupe qu'il faut pour l'utiliser correctement. Maintenant je prends Martin, ça lui fait de l'expérience, mais sinon chaque joueur est susceptible d'évoluer avec l'équipe première. 3 sets c'est trop, 2 ce serait bien."

Au jeu du pronostique Manu est: "... confiant pour le prochain match de championnat contre Jurbise à l'extérieur. Il reste 10 matchs. Je nous vois encore prendre 18 points ce qui nous mènerait à 33! "

Si Manu gardait le même groupe il pense "...qu'on démarrerait déjà bien mieux la saison. On prendrait quelques points en plus et on jouerait plus cool. Mes joueurs devront s'écouter un peu plus, quand je dis écouter je veux dire se comprendre, pas juste entendre."

En fin de nuit le rdv est donné à 7h45 ce dimanche 16 décembre ! C’est possible si tôt un dimanche ???

Premières sur le terrain pour rencontrer les premières du classement. À l’étage 5 supporters pour Mouscron, eux aussi premiers dans les gradins.

Place au match réserve, du côté du PVTM, peu de joueuses, 9 au total avec Sylvie qui est venue prêter main-forte. La première balle est engagée par Saint-Ghislain et elle nous fait peur, elle tombe au milieu des joueuses du PVTM… On se dit qu’on va assister à une rencontre comme on a déjà vu pour les P4 et que face à une équipe de haut de classement, les filles ne vont pas développer le jeu avec le moral dans les chaussettes… Pourtant le score est de 25-18 et le moral n’est pas trop mauvais. Le deuxième set n’a pas le même scénario, les Mouscronnoises l’emportent 19-25. Le troisième set fait monter les pulsations des supporters mais hélas, les filles du PVTM s’inclinent 24-26. Et c’est la fin du match réserve. L’ambiance dans les tribunes est excellente, les 5 supporters lancent une ola. Après quelques tentatives, certains supporters adverses nous suivent.

Peu de repos et le match première débute. Sans arbitre officiel, le kop mouscronnois se voit amputé d’un membre qui gagne la chaise. Le premier set se termine sur le score sévère de 25-11. En face, de bons services et de bonnes attaques mettent Mouscron en difficulté. Sur le terrain, les filles du PVTM ne se laissent pourtant pas impressionner et entament le deuxième set motivées. Elles mènent 3-10 mais se font remonter, le suspens est présent et l’envie de gagner aussi. Les Mouscronnoises l’emportent 19-25.

Début du troisième set, peu de fautes des deux côtés et les filles se battent de part et d’autre. La petite nouvelle (Sylvie) apporte de la sérénité et le coach motive et ne transmet pas (trop) son stress. Hélas, les Mouscronnoises s’inclinent 25-18.

Le quatrième set promet d’être disputé, on sent que les deux équipes peuvent l’emporter, le score est serré: 15-15. Face à une équipe de Mouscron au moral gonflé comme jamais les Hurlues gagnent le droit d’aller au tie-break sur le score de 20-25.

Pourtant peu nombreux, le public mouscronnois rivalise largement avec nos hôtes. Et sur le terrain il en est de même : au début du set, déchaînées, elles mènent 2-6. On se dit que c’est possible, les cardios des supporters (et de l’arbitre) s’affolent. Mais le match se termine sur le score de 15-13.

C’est donc 1 point pris aux premières du classement, qui n’avaient pas encore disputé un tie-break depuis le début de saison ni perdu un match avant que le match se termine. Sans regret, et avec des étoiles dans les yeux (c’est de saison), nous avons vu une équipe avec un visage qu’on aime voir. Battantes, déterminées et organisées, les filles ont montré que le travail porte ses fruits. Merci au coach !!

On peut donc dire que non, ce dimanche 16 décembre n’était pas comme les autres dimanches.

Samedi se déroulait le dernier match de 2018 (et premier match du second tour de la saison) pour la nationale 3. Rencontre retour à domicile contre les garçons du VC Chaumont et surtout l’occasion pour les bleus de prendre leur revanche contre ceux contre qui ils se sont inclinés 3-2 il y a deux mois à peine. Mauvaise nouvelle cependant pour les visiteurs qui perdent un de leurs joueurs au 3e set du match réserve, suite à une collision lui provoquant une blessure à la cheville. Nous espérons que son retour sera prompt.

Il n’aura fallu que 3 sets (c’est un record cette année) pour que Mouscron s’impose. Malgré tout, comme toujours, les choses n’ont pas été évidentes à tous les instants. De manière générale, les sets ont été assez semblables, donnant lieu parfois à de longs échanges tant les deux équipes se battaient sur le terrain. Cependant, on ne peut omettre les erreurs techniques qui ont entaché le score, notamment dans le début du troisième set où la formation chaumontoise prend rapidement le dessus sur leurs adversaires. Coup de chance peut-être, Chaumont n’est pas non plus dans son meilleur jour et ne profite pas de son avance pour écraser le score, mais manque un bon nombre de services et permet aux Mouscronnois de revenir en jeu.

La principale difficulté du match pour les bleus a été de faire face à la taille et la puissance imposantes du bloc et des attaques des centraux adverses. En effet, il a fallu un petit moment avant que le match ne débute vraiment pour les ailiers, qui ont dû adapter leur jeu à cet obstacle. La défense a également été mise à grande contribution et a dû montrer une belle mobilité pour récupérer les ballons revenant tantôt au fond de terrain et tantôt près des 3 mètres. Heureusement, le bloc mouscronnois a, lui aussi, été à la hauteur et a permis de donner du souffle à la ligne arrière à de nombreuses reprises. On peut aussi noter le rôle de l’agressivité au service, qui s’est montrée intéressante pour empêcher le passage par le centre.

 En conclusion de ce premier trimestre, la position de Mouscron dans le classement paraît encore instable. Il est fort probable qu’avec le même entrain que celui montré lors des derniers matchs, le second tour soit témoin d’une ascension de l’équipe qui avait encore beaucoup de mal à s’ajuster en début d’année. Rien n’est pourtant joué et il vaut mieux se préparer pour attaquer 2019 en force ! Pour l’instant, la N3 vous souhaite de bonnes fêtes de fin d’année !